Poésie

Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 14:07

Je ne peux croire qu’il s’agisse de la vérité

Lorsque tu parles de défaite et de fatalité

Ces mots ne viendraient pas à l’esprit de la fille que j’ai tant admiré

Elle, n’aurait jamais renoncé à ses désirs de liberté

 

Tu es triste alors que tout est beau dehors

Mais tu ne peux rien voir les yeux rivés sur ton sort

Prends la peine de détourner un instant ton regard de la mort

Tu verras le monde pour toi battre plus vite, plus fort

 

La vie t’aime mais tu refuse de croire en elle

Persuadée qu’elle t’a abandonné dans un petit coin de ciel

Comment peux-tu penser que celle qui t’a donné ses rêves éternels,

Refuserait d’aider sa propre fille à déployer ses ailes ?

 

L’univers est en chacun de nous, il n’aspire qu’à notre bonheur

Il est présent chaque fois que l’on se perd, chaque fois que l’on a peur

Veillant sur nous comme un grand frère sur sa petite sœur

Il n’a de raison de vivre autre que pour plaire à notre cœur

 

Désormais tu n’as plus à te sentir seule ici-bas

Derrière la moindre larme de ton corps il sera là

Dans la fleur que tu humeras ou la fraise que tu cueilleras

Il viendra éclairer ta nuit et te délivrer du froid

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 14:06

A l'aube des vacances une nouvelle saison s'éveille

Profilant à l'horizon ses astres aux reflets vermeils

Le monde a pour un temps abandonné sa petite laine

Pour venir illuminer nos cœurs et sécher nos peines

 

Pourtant face à ce spectacle la tristesse me gagne parfois

Une étrange sensation grandit et vient se blottir en moi

Tel le phénix renaît de ses cendres chaque fois qu'il pleure

Ce même sentiment m'envahit dès que le printemps se meurt

 

Pourquoi une telle mélancolie, un si grand désespoir,

Au milieu de toutes ces beautés qui volent dans l'air du soir ?

Mes larmes me quittent comme si elles voulaient rejoindre l'océan

Je ne peux les contenir, leur passion est semblable à celle d’un enfant

 

Peut-être ai-je peur d'avoir manqué quelque chose en chemin

De ne pas avoir su déchiffrer les présages de mon destin

Ou bien suis-je seulement la proie de la grande horloge du temps,

Un grain de poussière perdu dans ce sablier de brume et de vent ?

 

Mais déjà mes pensées se heurtent à la barrière des nuages

Dessinant aux confins des cieux des sirènes aux doux visages

Je sais que j'oublierais tout, pour un instant, pour une année

Mais je ne pourrais m'empêcher d'être triste quand reviendra l'été

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 14:05

Nous voici donc enfin réuni par la vengeance

Sur cette morne terre de feu et de glace

Face à face dans la haine et la médisance

Prêts à tout pour que l'autre perde sa place

 

Je ne suis point partisan de cette morale

Mais il est des fois où il ne peut en être autrement

Lorsque l'adversaire est fourbe et déloyal

Lorsqu'il sème le désespoir partout où il se rend

 

Ainsi en est-il convenu de ce duel

Scellé par un pacte en lettres de pierre

Soumettant nos vies aux règles de ce jeu mortel

Sans que l'on ne puisse jamais revenir en arrière

 

Cette lutte sera celle, éternelle, du mal contre le bien

Pour toi, il n'existe point de salut dans la rédemption

Je jure par mon sang que je ferais couler le tien

Même si cela doit m'en coûter mon cœur et ma raison

 

Car l'enjeu va bien au-delà d'une simple question de différends

Il s'agit ici de gloire et de honte, d'honneur et d'infamie

Il est des souvenirs qui ne subissent pas les ravages du temps

Pour ces actes, je n'aurais de repos que dans ton agonie

 

Mets-toi en garde car le moment est venu d'en finir

Ce lieu sera ton tombeau et le ciel ton cercueil

Dans tes yeux un voile sombre a déjà recouvert ton avenir

La mort est en chemin, elle vient te draper de ton linceul

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 13:40

Jamais je n'enlèverais mon masque

J'aime qui il me fait devenir

Je céderais à toutes ses frasques

Qu'importe si je dois passer ma vie à fuir

 

Autour de moi les gens ne se doutent de rien

Ils ignorent que je possède plusieurs visages

Et que je manie aussi bien le gentil que le vilain

Les jours de soleil comme les jours d'orages

 

Il m'arrive parfois d'oublier mes répliques

Il est ardu de jouer à plusieurs jeux en même temps

Tous ces faux pas représentent autant de risques

Mes personnages sont si peu obéissants

 

De cette mascarade je ne suis jamais lassé

Tellement de rôles s'offrent à moi

Chaque matin une nouvelle opportunité

De pouvoir incarner ce que je ne suis pas

 

Le monde est pour moi une immense scène

Où il est permis de céder à toutes ses fantaisies

Et même si ma peau est fine telle de la porcelaine

Je la porterais comme une mère porte son petit

 

 

Confession d'un vil comédien…

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 12:20

Sur ma page vierge de toute modernité

Se battent des mots maintes fois ressassés

Dans ma main une plume bien peu assurée

Tourne tout ce qu’elle touche en clichés

 

Une encre lassée de phrases sans substance

Me nargue d’arabesques et de ratures

Tandis que des lignes aux reflets de chance

Jalonnent d’obstacles le chemin de l’azur

 

Mais captif en ma prison de papier

Je sens déjà naître de l’amour

Car les vers possèdent ce secret

De raviver en nous le goût du jour

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 12:19

Si tu savais à quel point je souffre de ne pouvoir t’avouer

Toutes ces paroles que tu aimerais m’entendre prononcer

Mais sache que si je n’ose point encore venir vers toi

C’est que mon cœur n’a jamais éprouvé pareils émois

 

Je sais que tu n’attends qu’un geste de ma part

Pour me dire que parfois tout peut s’allumer en un soir

Et qu’il n’en tient qu’à moi de changer ma triste existence

En un jardin de paradis vierge de toute médisance

 

Il ne nous aura suffit que d’un seul sourire

D’un seul regard au milieu de nos rires

Pour comprendre que nos vies seront changées pour toujours

Marquées à jamais par l’emblème de notre amour

 

Mais ne t’inquiètes pas il arrivera bientôt un temps

Où ma raison cédera sous la violence de mes sentiments

Et ce jour marquera l’avènement d’une nouvelle ère

Scellée par mes pleurs sur l’autel de ton sanctuaire

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 12:19

Tu sais l’autre fois j’ai regardé en toi

Lorsque tes yeux remplis d’étoiles m’ont fait signe d’entrer

A cet instant j’y ai vu tout ce que tu ne me disais pas

L’âme ne ment pas quant on sait la regarder

 

Je sais l’autre fois tu as regardé en moi

Lorsque mon cœur t’a ouvert ses portes de lumière

Tu as dès lors découvert ce que mes lèvres ne t’avouaient pas

Mon esprit ne pouvait te tromper en son propre sanctuaire

 

Mais alors si tous nos secrets ont enfin percé l’obscurité

Pourquoi continuons-nous à incarner ces stupides pantins ?

Cela fait maintenant bien longtemps que le rideau est tombé

Et que les gens sont partis, las de ce petit jeu sans fin

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 12:18

Levons nos verres à ce que nous n’avons jamais eu

A tous nos rêves et désirs remplis d’amours éperdus

A ce à quoi maintenant nous ne pouvons plus prétendre

A toutes ces espérances désormais réduites en cendres

 

Sans remords et sans larmes face à notre passé

Même si la vie ne nous a jamais apporté

Ce don du ciel que nous attendons toujours

Cette chose étrange que l’on appelle l’amour

 

Qu’avons-nous fait pour que nous n’y ayons pas droit ?

Avons-nous provoqué le mal, manquions-nous de foi ?

Ou est-ce que ce présent est soumis aux lois du divin hasard,

Distillant ses faveurs à celui, chanceux, qui croisera son regard ?

 

Peut-être était-ce marqué tout simplement dans les sillons de notre destin

Gravé en lettres d’or depuis le tout début dans le creux de nos 
mains

Continuant à vivre en feignant de l’ignorer

Nous refusant d’admettre qu’il puisse y avoir une fatalité

 

Mais aujourd’hui tout cela n’a plus la moindre importance

Il est désormais trop tard pour avoir une autre chance

Alors faisons ensemble un dernier vœu avant de rejoindre le paradis

Celui de croiser le chemin de l’amour dans une autre vie

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 12:17

Dans ces terres étrangères ô combien hostiles

Je n'aurais jamais dû m'aventurer aussi loin

A quoi me sert de triompher de tous ces périls ?

Si je ne puis être à nouveau parmi les miens

 

Je suis parti dans un battement de cils

En quête d'un improbable lendemain

Sans savoir si je reverrai un jour mon île

Ne pensant qu'à marcher par delà le lointain

 

Je regrette tellement d'avoir été si présomptueux

Mais il est des matins où l'on veut être comme le vent

Filer à travers les vallées les larmes plein les yeux

En se jouant de l'espace comme des autres éléments

 

Or tu sais l'expérience n'aura pas été vaine

Des fées me sont apparues tandis que j'avançais

Elles m'ont révélées les raisons de mes peines

Et ce pourquoi j'ai tout abandonné

 

Elles m'ont appris qu'il n'y avait point de réponses ici-bas

Et que les vérités ne se cherchaient pas dans l'espoir d'un ailleurs

Il nous suffit en effet d'observer le moindre de nos pas

Pour comprendre que l'univers tout entier conspire à notre bonheur

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 12:16

A l’heure où le soleil se languit de retour

Et que l’ombre commence à nous envahir

De ton départ trop soudain je revois le jour

Me laissant si seul que je voudrais en mourir

 

Emportée par une machine infernale

Vers une destination connue seule des dieux

Ils t’ont changé en poussière d’étoile

Pour t’emmener sous d’autres cieux

 

Comment pourrais-je continuer sans toi ?

Je voudrais tellement repousser les aiguilles du temps

Mais je n’ai plus de forces, j’ai perdu la foi

La dernière chose qui pouvait encore me sauver du néant

 

Déjà ton visage paraît moins net

Mes souvenirs de toi se perdent dans la brume du matin

Pourtant je ne veux oublier la moindre chose de ton être

Mon image de toi doit perdurer jusqu’à ma fin

 

Que puis-je espérer sinon te rejoindre maintenant ?

Sans la moitié de mon âme il m’est impossible de continuer

J’ai envie de toi, de nous, de tout ce qu’il y avait avant

Et il n’en tient plus qu’à moi de faire revivre ce passé

Par lost-in-your-eyes - Publié dans : Poésie
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