Voici un recueil de poésie que j'ai écris lorsque j'étais encore au lycée. Je souhaite qu'il vous apporte un peu d'inspiration. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires, que j'espère nombreux.
Merci d'avance, bonne lecture !
lost-in-your-eyes
| Février 2012 | ||||||||||
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Je ne peux croire qu’il s’agisse de la vérité
Lorsque tu parles de défaite et de fatalité
Ces mots ne viendraient pas à l’esprit de la fille que j’ai tant admiré
Elle, n’aurait jamais renoncé à ses désirs de liberté
Tu es triste alors que tout est beau dehors
Mais tu ne peux rien voir les yeux rivés sur ton sort
Prends la peine de détourner un instant ton regard de la mort
Tu verras le monde pour toi battre plus vite, plus fort
La vie t’aime mais tu refuse de croire en elle
Persuadée qu’elle t’a abandonné dans un petit coin de ciel
Comment peux-tu penser que celle qui t’a donné ses rêves éternels,
Refuserait d’aider sa propre fille à déployer ses ailes ?
L’univers est en chacun de nous, il n’aspire qu’à notre bonheur
Il est présent chaque fois que l’on se perd, chaque fois que l’on a peur
Veillant sur nous comme un grand frère sur sa petite sœur
Il n’a de raison de vivre autre que pour plaire à notre cœur
Désormais tu n’as plus à te sentir seule ici-bas
Derrière la moindre larme de ton corps il sera là
Dans la fleur que tu humeras ou la fraise que tu cueilleras
Il viendra éclairer ta nuit et te délivrer du froid
A l'aube des vacances une nouvelle saison s'éveille
Profilant à l'horizon ses astres aux reflets vermeils
Le monde a pour un temps abandonné sa petite laine
Pour venir illuminer nos cœurs et sécher nos peines
Pourtant face à ce spectacle la tristesse me gagne parfois
Une étrange sensation grandit et vient se blottir en moi
Tel le phénix renaît de ses cendres chaque fois qu'il pleure
Ce même sentiment m'envahit dès que le printemps se meurt
Pourquoi une telle mélancolie, un si grand désespoir,
Au milieu de toutes ces beautés qui volent dans l'air du soir ?
Mes larmes me quittent comme si elles voulaient rejoindre l'océan
Je ne peux les contenir, leur passion est semblable à celle d’un enfant
Peut-être ai-je peur d'avoir manqué quelque chose en chemin
De ne pas avoir su déchiffrer les présages de mon destin
Ou bien suis-je seulement la proie de la grande horloge du temps,
Un grain de poussière perdu dans ce sablier de brume et de vent ?
Mais déjà mes pensées se heurtent à la barrière des nuages
Dessinant aux confins des cieux des sirènes aux doux visages
Je sais que j'oublierais tout, pour un instant, pour une année
Mais je ne pourrais m'empêcher d'être triste quand reviendra l'été
Nous voici donc enfin réuni par la vengeance
Sur cette morne terre de feu et de glace
Face à face dans la haine et la médisance
Prêts à tout pour que l'autre perde sa place
Je ne suis point partisan de cette morale
Mais il est des fois où il ne peut en être autrement
Lorsque l'adversaire est fourbe et déloyal
Lorsqu'il sème le désespoir partout où il se rend
Ainsi en est-il convenu de ce duel
Scellé par un pacte en lettres de pierre
Soumettant nos vies aux règles de ce jeu mortel
Sans que l'on ne puisse jamais revenir en arrière
Cette lutte sera celle, éternelle, du mal contre le bien
Pour toi, il n'existe point de salut dans la rédemption
Je jure par mon sang que je ferais couler le tien
Même si cela doit m'en coûter mon cœur et ma raison
Car l'enjeu va bien au-delà d'une simple question de différends
Il s'agit ici de gloire et de honte, d'honneur et d'infamie
Il est des souvenirs qui ne subissent pas les ravages du temps
Pour ces actes, je n'aurais de repos que dans ton agonie
Mets-toi en garde car le moment est venu d'en finir
Ce lieu sera ton tombeau et le ciel ton cercueil
Dans tes yeux un voile sombre a déjà recouvert ton avenir
La mort est en chemin, elle vient te draper de ton linceul
Jamais je n'enlèverais mon masque
J'aime qui il me fait devenir
Je céderais à toutes ses frasques
Qu'importe si je dois passer ma vie à fuir
Autour de moi les gens ne se doutent de rien
Ils ignorent que je possède plusieurs visages
Et que je manie aussi bien le gentil que le vilain
Les jours de soleil comme les jours d'orages
Il m'arrive parfois d'oublier mes répliques
Il est ardu de jouer à plusieurs jeux en même temps
Tous ces faux pas représentent autant de risques
Mes personnages sont si peu obéissants
De cette mascarade je ne suis jamais lassé
Tellement de rôles s'offrent à moi
Chaque matin une nouvelle opportunité
De pouvoir incarner ce que je ne suis pas
Le monde est pour moi une immense scène
Où il est permis de céder à toutes ses fantaisies
Et même si ma peau est fine telle de la porcelaine
Je la porterais comme une mère porte son petit
Confession d'un vil comédien…
Sur ma page vierge de toute modernité
Se battent des mots maintes fois ressassés
Dans ma main une plume bien peu assurée
Tourne tout ce qu’elle touche en clichés
Une encre lassée de phrases sans substance
Me nargue d’arabesques et de ratures
Tandis que des lignes aux reflets de chance
Jalonnent d’obstacles le chemin de l’azur
Mais captif en ma prison de papier
Je sens déjà naître de l’amour
Car les vers possèdent ce secret
De raviver en nous le goût du jour
Si tu savais à quel point je souffre de ne pouvoir t’avouer
Toutes ces paroles que tu aimerais m’entendre prononcer
Mais sache que si je n’ose point encore venir vers toi
C’est que mon cœur n’a jamais éprouvé pareils émois
Je sais que tu n’attends qu’un geste de ma part
Pour me dire que parfois tout peut s’allumer en un soir
Et qu’il n’en tient qu’à moi de changer ma triste existence
En un jardin de paradis vierge de toute médisance
Il ne nous aura suffit que d’un seul sourire
D’un seul regard au milieu de nos rires
Pour comprendre que nos vies seront changées pour toujours
Marquées à jamais par l’emblème de notre amour
Mais ne t’inquiètes pas il arrivera bientôt un temps
Où ma raison cédera sous la violence de mes sentiments
Et ce jour marquera l’avènement d’une nouvelle ère
Scellée par mes pleurs sur l’autel de ton sanctuaire
Tu sais l’autre fois j’ai regardé en toi
Lorsque tes yeux remplis d’étoiles m’ont fait signe d’entrer
A cet instant j’y ai vu tout ce que tu ne me disais pas
L’âme ne ment pas quant on sait la regarder
Je sais l’autre fois tu as regardé en moi
Lorsque mon cœur t’a ouvert ses portes de lumière
Tu as dès lors découvert ce que mes lèvres ne t’avouaient pas
Mon esprit ne pouvait te tromper en son propre sanctuaire
Mais alors si tous nos secrets ont enfin percé l’obscurité
Pourquoi continuons-nous à incarner ces stupides pantins ?
Cela fait maintenant bien longtemps que le rideau est tombé
Et que les gens sont partis, las de ce petit jeu sans fin
Levons nos verres à ce que nous n’avons jamais eu
A tous nos rêves et désirs remplis d’amours éperdus
A ce à quoi maintenant nous ne pouvons plus prétendre
A toutes ces espérances désormais réduites en cendres
Sans remords et sans larmes face à notre passé
Même si la vie ne nous a jamais apporté
Ce don du ciel que nous attendons toujours
Cette chose étrange que l’on appelle l’amour
Qu’avons-nous fait pour que nous n’y ayons pas droit ?
Avons-nous provoqué le mal, manquions-nous de foi ?
Ou est-ce que ce présent est soumis aux lois du divin hasard,
Distillant ses faveurs à celui, chanceux, qui croisera son regard ?
Peut-être était-ce marqué tout simplement dans les sillons de notre destin
Gravé en lettres d’or depuis le tout début dans le creux de nos
mains
Continuant à vivre en feignant de l’ignorer
Nous refusant d’admettre qu’il puisse y avoir une fatalité
Mais aujourd’hui tout cela n’a plus la moindre importance
Il est désormais trop tard pour avoir une autre chance
Alors faisons ensemble un dernier vœu avant de rejoindre le paradis
Celui de croiser le chemin de l’amour dans une autre vie
Dans ces terres étrangères ô combien hostiles
Je n'aurais jamais dû m'aventurer aussi loin
A quoi me sert de triompher de tous ces périls ?
Si je ne puis être à nouveau parmi les miens
Je suis parti dans un battement de cils
En quête d'un improbable lendemain
Sans savoir si je reverrai un jour mon île
Ne pensant qu'à marcher par delà le lointain
Je regrette tellement d'avoir été si présomptueux
Mais il est des matins où l'on veut être comme le vent
Filer à travers les vallées les larmes plein les yeux
En se jouant de l'espace comme des autres éléments
Or tu sais l'expérience n'aura pas été vaine
Des fées me sont apparues tandis que j'avançais
Elles m'ont révélées les raisons de mes peines
Et ce pourquoi j'ai tout abandonné
Elles m'ont appris qu'il n'y avait point de réponses ici-bas
Et que les vérités ne se cherchaient pas dans l'espoir d'un ailleurs
Il nous suffit en effet d'observer le moindre de nos pas
Pour comprendre que l'univers tout entier conspire à notre bonheur
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